Les coliques du bébé

21 avril 2026

Les coliques du bébé : que faire pour apaiser votre nourrisson ?



Accueillir un nouveau-né est une aventure aussi merveilleuse que bouleversante. Et parfois, au milieu de ces premiers moments, les pleurs intenses — souvent en fin de journée — viennent semer le doute, la fatigue et un sentiment d’impuissance.

Si votre bébé souffre de coliques, il est important de le savoir : vous n’êtes pas seuls… et surtout, vous n’y êtes pour rien.


Comprendre les coliques du nourrisson


Les coliques du bébé se manifestent par des pleurs intenses, prolongés, chez un nourrisson pourtant en bonne santé.

On parle souvent de la “règle des 3” :

  • plus de 3 heures de pleurs par jour
  • plus de 3 jours par semaine
  • pendant plusieurs semaines

Ces épisodes apparaissent généralement entre 2 et 3 semaines de vie et disparaissent spontanément autour de 3 à 4 mois.

-> Même si elles sont impressionnantes, les coliques du nourrisson sont sans danger.


Comment reconnaître une crise de coliques ?


Pendant une crise, votre bébé peut :

  • se crisper, se tendre
  • ramener ses jambes contre son ventre
  • devenir rouge, agité
  • sembler inconsolable malgré vos bras

-> Et pourtant, entre ces moments, il va bien : il mange, dort et se développe normalement.


Pourquoi mon bébé a-t-il des coliques ?


Il n’existe pas une seule cause aux coliques. Elles font partie de l’adaptation à la vie extra-utérine.

Plusieurs facteurs peuvent intervenir :

  • un système digestif encore immature
  • un trop-plein de stimulations dans la journée
  • un besoin important de proximité et de réassurance
  • une difficulté à relâcher les tensions accumulées

-> Rappelez-vous : ce n’est ni de votre faute, ni le signe que vous faites mal les choses.


Coliques du bébé : que faire pour apaiser votre nourrisson ?


Chaque bébé est différent. Il s’agit souvent d’observer, d’essayer… et d’ajuster avec douceur.

  • Le portage

Le portage, en écharpe ou dans les bras, permet de rassurer votre bébé et de diminuer l’intensité des pleurs.

  • Les bercements et la contenance

Les mouvements doux et le fait d’être enveloppé peuvent recréer un environnement sécurisant.

  • Le massage du ventre

Des gestes lents, dans le sens des aiguilles d’une montre, peuvent aider à soulager les gaz et les tensions digestives.

  • Les positions apaisantes

Certains bébés se détendent davantage :

  • sur le ventre (toujours sous surveillance)
  • posés sur votre avant-bras
  • contre vous, en position verticale
  • La chaleur

Une source de chaleur douce (bouillotte tiède, sécurisée) peut soulager les inconforts digestifs.

  • Les sons rassurants

Les bruits réguliers (bruit blanc, souffle, aspirateur) peuvent rappeler l’environnement intra-utérin.

  • L’alimentation

En cas de doute, parlez-en à un professionnel de santé avant toute modification.


Quand consulter pour les coliques ?


Faites-vous confiance.

Il est recommandé de consulter si :

  • les pleurs sont inhabituels ou très prolongés
  • votre bébé présente des difficultés à s’alimenter
  • vous observez des vomissements importants ou de la fièvre
  • ou simplement… si vous en ressentez le besoin

-> Vous avez le droit d’être accompagnés.


Une approche globale pour soulager les coliques du bébé


Au cabinet Mum to Be, nous proposons un accompagnement global du nourrisson.

Selon la situation, certaines approches peuvent aider :

  • Ostéopathie bébé : pour libérer les tensions corporelles
  • Shonishin (acupuncture pédiatrique) : pour apaiser le système digestif et nerveux
  • Accompagnement parental : pour vous soutenir dans cette période

-> L’objectif n’est pas de “faire disparaître” les coliques à tout prix, mais d’apaiser votre bébé… et vous aussi.


Et vous, comment allez-vous ?


C’est une question essentielle, trop souvent oubliée.

Les coliques peuvent être éprouvantes, physiquement et émotionnellement. Il est normal de se sentir dépassé parfois.

Si cela arrive :

  • posez votre bébé en sécurité quelques minutes
  • passez le relais si possible
  • exprimez ce que vous ressentez

-> Vous faites de votre mieux dans une période intense. Et cela compte énormément.


En résumé



Les coliques du bébé sont fréquentes, impressionnantes, mais passagères.

Votre bébé a surtout besoin de présence, de contenance et de douceur.
Et vous, de soutien, de relais… et de répit.

Petit à petit, ces moments évolueront vers plus d’apaisement.


par Alice Frémanger 20 avril 2026
Il est 2h du matin. Vous bercez votre bébé, les yeux lourds, le cœur un peu serré. Vous vous demandez si c’est normal, si ça va durer, si vous faites juste… ou pas. Si vous lisez ces lignes, il y a de grandes chances que le sommeil de votre bébé soit devenu un sujet sensible à la maison. Avant toute chose, il est important de vous dire ceci : vous faites de votre mieux, et vous n’êtes pas seul(e). Le sommeil du bébé : un apprentissage On imagine souvent que dormir est naturel. Pourtant, chez le nourrisson, le sommeil est un véritable processus d’apprentissage. Son rythme est encore immature : Il enchaîne de courts cycles de sommeil Il a besoin de proximité pour se sentir en sécurité Il se réveille régulièrement pour vérifier que tout va bien Ces réveils sont donc souvent normaux. Mais cela ne signifie pas qu’ils sont faciles à vivre au quotidien. Bébé ne dort pas : quand cela devient difficile Parfois, au-delà de la fatigue, quelque chose vous interpelle. Une sensation que « ça coince », sans forcément savoir pourquoi. Peut-être que : votre bébé pleure beaucoup au moment du coucher il se réveille très souvent, sans réussir à se rendormir les endormissements sont longs ou tendus vous le sentez inconfortable ou agité ou simplement… vous êtes épuisé(e) Ce ressenti est important. Il mérite d’être entendu. Derrière les troubles du sommeil, un message Un bébé ne « dort pas mal » sans raison. Il exprime quelque chose, avec ses moyens. Le sommeil peut être perturbé par : un inconfort physique (reflux, digestion, tensions) un besoin émotionnel fort (sécurité, présence, réassurance) un rythme de journée déséquilibré des tensions liées à la grossesse ou à la naissance Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’une seule cause, mais d’un ensemble de facteurs. Demander de l’aide : un geste de douceur On attend parfois que « ça passe ». On teste, on doute, on cherche. Puis vient un moment où l’on sent qu’un regard extérieur serait bénéfique. Demander de l’aide, ce n’est pas abandonner. C’est prendre soin de vous et de votre bébé. Quand consulter ? Vous pouvez envisager un accompagnement si : vous êtes fatigué(e) au point de ne plus récupérer vous avez besoin d’être rassuré(e) vous sentez que votre bébé pourrait être soulagé ou simplement si vous en ressentez le besoin Votre ressenti est une boussole précieuse. Une approche globale pour le sommeil de votre bébé Au cabinet Mum to Be, nous proposons un accompagnement doux et personnalisé, en prenant en compte votre bébé dans sa globalité. Selon les besoins, nous pouvons vous orienter vers : une sage-femme, pour vous écouter et vous guider sans jugement l’ostéopathie, pour relâcher les tensions corporelles l’acupuncture, pour favoriser l’apaisement la kinésiologie, pour accompagner certaines tensions émotionnelles Ces approches sont complémentaires et adaptées à chaque situation. Retrouver de la sérénité, pas la perfection L’objectif n’est pas d’avoir un bébé qui « fait ses nuits » à tout prix. Il s’agit plutôt de retrouver : plus d’apaisement plus de compréhension plus de confiance Et souvent, progressivement, le sommeil s’ajuste naturellement. Vous n’avez pas à traverser cela seul(e) Si les nuits sont difficiles, si vous doutez, si vous êtes fatigué(e), il est important de vous écouter . Parfois, quelques ajustements, un accompagnement bienveillant ou simplement un espace pour déposer ce que vous vivez peuvent faire toute la différence. Nous sommes là pour vous accueillir, vous écouter et avancer avec vous, à votre rythme.
par Fremanger Alice 30 mars 2026
L’arrivée d’un bébé est un moment unique, rempli d’émotions… mais aussi un véritable défi pour le sommeil. Entre les réveils nocturnes, les tétées, les pleurs et les ajustements constants, de nombreux parents – et en particulier les mamans – se retrouvent rapidement en manque de sommeil. - Fatigue intense, nuits hachées, impression de ne jamais récupérer… Si vous vous reconnaissez, sachez que c’est une réalité fréquente en post-partum. Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi le sommeil est perturbé après la naissance, comment mieux gérer cette fatigue au quotidien, et surtout à quel moment il est important de demander de l’aide. Pourquoi le sommeil est-il perturbé après la naissance ? Le sommeil du nouveau-né est très différent de celui d’un adulte. Un bébé ne fait pas encore la distinction entre le jour et la nuit et fonctionne par cycles courts, généralement entre 2 et 4 heures. Résultat : les réveils sont fréquents et souvent imprévisibles. À cela s’ajoutent plusieurs facteurs : Les besoins alimentaires (allaitement ou biberon) Les soins (changes, inconfort, coliques…) Les bouleversements hormonaux après l’accouchement La charge mentale et émotionnelle liée à la maternité Le corps récupère, mais le rythme ne le permet pas toujours. Manque de sommeil après bébé : comment mieux le gérer ? Même s’il est difficile de retrouver un sommeil complet dans les premières semaines, certaines stratégies peuvent vous aider à mieux vivre cette période. 1. Dormir dès que possible Dès que votre bébé dort, essayez de vous reposer. Même une sieste de 20 à 30 minutes peut faire la différence. Le sommeil fractionné reste bénéfique pour votre récupération. 2. Accepter de lâcher prise Le quotidien ne sera pas parfait, et c’est normal. Le ménage, les tâches administratives ou certaines obligations peuvent attendre. Votre priorité, c’est votre récupération. 3. Demander de l’aide (et l’accepter) C’est une étape clé. Partenaire, famille, amis ou professionnels : -> déléguer permet de souffler réellement. Une seule nuit de repos plus complète peut déjà améliorer votre état. 4. Se relayer la nuit Si possible, alternez avec votre partenaire pour les réveils nocturnes. Même quelques heures de sommeil continu peuvent faire une vraie différence sur votre énergie et votre moral. 5. Prendre soin de son corps Votre corps a vécu une transformation majeure. Hydratez-vous Mangez à votre faim Accordez-vous de petits moments pour vous Ces gestes simples soutiennent votre récupération physique et mentale. Quand la fatigue devient-elle préoccupante ? Être fatiguée après la naissance est normal. Mais dans certains cas, cette fatigue peut devenir plus profonde et nécessiter une attention particulière. Soyez attentive aux signes suivants : Une fatigue intense qui ne s’améliore pas malgré le repos Des troubles de la concentration ou de la mémoire Une irritabilité importante ou des sautes d’humeur fréquentes Un sentiment d’épuisement constant Des difficultés à s’occuper de votre bébé Des idées noires ou une tristesse persistante Ces symptômes peuvent évoquer un épuisement maternel ou une dépression du post-partum. Quand consulter ? Vous n’avez pas à gérer cela seule. Il est important de consulter si : La fatigue devient envahissante Vous vous sentez dépassée ou en détresse Vous avez des doutes sur votre état physique ou émotionnel Votre sage-femme est un interlocuteur clé dans cette période. Elle peut vous accompagner, vous rassurer et vous orienter vers un suivi adapté si nécessaire. Se faire accompagner fait toute la différence Le post-partum est une période intense, souvent sous-estimée. Se faire accompagner permet de : prévenir l’épuisement mieux comprendre ce que vous traversez retrouver un équilibre progressivement Au cabinet Mum to Be, nous proposons un accompagnement global autour de la maternité, pour vous soutenir à chaque étape, avec bienveillance et sans jugement. En conclusion Le manque de sommeil après bébé est une réalité pour la majorité des parents. Mais vous n’avez pas à l’endurer seule ni à minimiser votre fatigue. Écoutez-vous - Entourez-vous - Demandez de l’aide sans culpabilité Prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de votre bébé. 💛 Et surtout, rappelez-vous : cette période évolue, et vous avez le droit d’être accompagnée.